Tangerine Dream

Ce texte est la version finale de mon article parût dans la revue Expériences de Juillet 2022.

En 2010 j’avais 29 ans, j’étais téméraire et souvent irresponsable. Je reçu rapidement un diagnostique de schizophrénie à la suite de problèmes personnels car j’avais beaucoup de difficultés à conserver un emploi régulier à titre de programmeur analyste web. Tous les médecins que j’ai rencontré étaient formels à ce sujet en suggérant que j’étais atteint de schizophrénie, une maladie neurodegénerative nécessitant des antipsychotiques pour le restant de mes jours.

Je fût alors contraint d’accepter un traitement psychiatrique contre mon gré pour quelques années. Je n’ai jamais accepter le diagnostique de départ de mon médecin, et encore aujourd’hui, je suis persuadé que ce diagnostique est erroné et invalide.

C’est en découvrant à la SQDC qu’il est possible de consommer du cannabis avec une teneur réduite en THC que j’aspire maintenant à mieux controller et limiter ma propre dépendance envers cette substance. Par ailleurs je ne prend désormais plus aucun antipsychotiques et/ou médicaments et je suis confiant et optimiste d’avoir pris la bonne direction pour gérer cette dépendance.

Selon ma propre expérience, les antipsychotiques peuvent souvant produire des effets secondaires à long-terme et je crois absolument qu’il existe aujourd’hui des méthodes plus sécuritaires et adaptées pour prévenir et traiter la dépendance au cannabis. Par exemple, j’ai constaté que le cannabis ayant une faible teneur en THC semble être une variable pouvant aider à diminuer la fréquence de ma consommation personnelle. J’aurais vraiment aimé plus de compréhension, d’empathie, et de compassion de la part de mon médecin face à ma consommation de cannabis.

J’admet toutefois que le cannabis n’était pas encore légal au Québec en 2010, et qu’il était à cette époque impossible pour un consommateur régulier de se procurer ce produit légalement.

Cette expérience m’aura appris difficilement que le THC peut causer de la dépendance et des problèmes de santé mentale. Heureusement, je planifie un retour aux études prochainement dans le but de pouvoir bientôt occuper un emploi à temps-plein.

Je reconnais en conclusion que j’ai fait beaucoup d’erreurs dans ma jeunesse à cause de ma dépendance au cannabis. J’espère que le Tribunal administratif du Québec aura la capacité de m’écouter à notre prochaine rencontre et qu’il reconnaitra des progrès significatifs dans ma démarche vis-à-vis cette dépendance.

Jack Bortone

Le 26 avril 2022

Dernière mise-à-jour: 25 janvier 2023

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